Pour faire connaissance, voici un petit aperçu de moi.
Je ne voulais pas divorcer. Je ne voulais pas porter cette étiquette, ni devenir « une divorcée ». Et pourtant… j’ai divorcé. Et je suis devenue unedivorcéedeplus. Ce que je n’imaginais pas alors, c’est qu’un des plus beaux chapitres de ma vie commencerait exactement ce jour-là.
Je ne suis pas écrivaine. Je suis simplement passionnée par l’art d’écrire. Depuis que je suis enfant, j’écris. J’ai commencé par des journaux intimes de petite fille, et je continue aujourd’hui en tant que femme, toujours le stylo — ou le clavier — comme compagnon fidèle. J’ai mon style : mes mots, mes métaphores, mon rythme, ma ponctuation, et cet humour parfois décalé, noir, cinglant. J’écris comme je suis. Sans filtre. Mon esprit bouillonne. Toujours. Mille idées qui se bousculent, s’entrechoquent, se répondent. Écrire m’apaise, me structure, m’aide à mettre du sens sur ce que je vis.
À 52 ans, ma seule crainte serait un jour de me réveiller sans aucune idée. Parce que ces idées deviennent des pensées, ces pensées deviennent une boussole, et grâce à elles j’avance dans ma nouvelle vie, un pas après l’autre, plus alignée, plus sereine, plus moi. Je me suis choisie. Et je ne serais pas la femme que je suis aujourd’hui sans tout ce que j’ai traversé. Oui, mon parcours a été compliqué. Le tien aussi, sûrement. Si tu es ici, c’est que la vie t’a, toi aussi, écorchée quelque part. Nos vies de famille, nos couples, nos responsabilités, nos jobs, nos relations, nos envies, notre santé, notre mental… et la minuscule part que l’on s’autorise pour notre bien-être. C’est le combo parfait pour s’épuiser, se perdre, ou se briser.
Je suis maman de deux filles merveilleuses, les plus belles richesses de ma vie. J’ai rencontré mon ex-mari à 17 ans. J’étais anxieuse, dépendante affective, en recherche d’amour, de sécurité, de reconnaissance. Nous sommes restés ensemble 34 ans, dont 22 ans mariés. J’ai longtemps cru que mon bonheur dépendait de mon couple. Que je ne pouvais pas être heureuse seule. Je l’ai aimé jusqu’à m’en rendre malade. J’ai tout donné. Je me suis battue comme une lionne pour sauver notre histoire. Pour ne pas divorcer. Mais avec le recul — et après des années de thérapie et de développement personnel — j’ai compris une chose essentielle : nous n’étions pas compatibles. Pas dans notre façon d’aimer, pas dans nos fonctionnements, pas dans nos blessures. Je ne pouvais pas le voir à l’époque. Il restera le premier homme de ma vie, parce qu’il est le père de mes enfants. Mais je n’avais plus ma place dans cette histoire.
Dans ce blog, tu vas découvrir une partie de ma vie, mais surtout la renaissance qui a suivi. Je vais te parler de ma nouvelle existence, de mon bonheur d’être divorcée, de la façon dont j’ai quitté une relation toxique, de mon cheminement émotionnel, et de la joie immense d’avoir pu reconstruire un lien solide avec mes filles. Je vais te parler de mes angoisses, mes périodes sombres, mes dépressions, mes prises de conscience, mes élans de vie, mes victoires intérieures. Tu ne seras peut-être pas d’accord avec tout. Normal. Tu vas y lire mon histoire, mes expériences, mes vérités. Je suis responsable de ce que j’écris, mais pas de l’interprétation que tu en feras.
Mes deux objectifs avec ce blog ? D’abord, écrire pour me libérer. Pour vider ce poids accumulé pendant des années. Ensuite, transmettre. Si mon histoire peut aider ne serait-ce qu’une seule femme à traverser l’enfer qu’est une rupture, une infidélité, un divorce ou une relation toxique, alors j’aurai réussi. On peut changer le cours d’une histoire… mais il faut être deux pour sauver un couple. Tous mes textes sont écrits avec bienveillance, respect et vérité. J’espère qu’ils te donneront un peu d’espoir, un peu de lumière, un peu de force pour continuer à avancer. Je te tutoierai naturellement. Parce que, même si l’on ne se connaît pas, je me sens proche de toi. Je sais ce que tu traverses. Je sais ce que ça fait de perdre pied. Je sais aussi que l’on peut s’en relever. Parfois, fermer une porte est la meilleure décision. Et parfois, il faut même fermer la cage… pour que l’oiseau ne revienne pas.
On guérit toujours d’un chagrin d’amour, d’une rupture, d’un divorce. Toujours. Et la vie continue.
Chaque seconde compte, car aucune ne revient. J’ai lancé ma page Instagram le 21 août 2024. J’ai créé ce blog le 2 septembre 2024. Et aujourd’hui, bien dans ma peau, alignée dans ma tête, je ne compte pas m’arrêter là.
Je ne voulais pas divorcer. Je ne voulais pas devenir une divorcée. Et pourtant… je suis devenue une divorcée de plus. Et c’est l’un des meilleurs moments de ma vie.
Bien à toi,
Christine BENIER